Mon Totem, son nouvel album La pochette de « Mon totem » le montre la tête nue

Cela confirme que ce n’est pas la casquette qui fait Jamait, pas plus que la moustache ne fait Brassens ou le bandana, Renaud. Et qu’une trajectoire d’artiste emmêle ligne droite et chemins de traverse, fidélités et ruptures. « J’aime bousculer, ne pas marcher sur mes propres pas. Dès le départ, je n’ai pas voulu avoir toujours le même son, même si c’est plus facile de se débarrasser de la casquette que de l’accordéon auquel je reste accroc. » Arrivé au septième album studio, il convient que, depuis ses débuts il y a quinze ans, il a « pris des virages pas trop en aiguille »

Pour Mon totem, on note ainsi qu’il y a beaucoup de sons, de couleurs d’arrangements et de rythmes plutôt inhabituels dans sa discographie. « J’ai demandé aux musiciens : étonnez-moi. »
Yves Jamait n’est pas allé les chercher très loin : Samuel Garcia (accordéon), Mario Cimenti (percussions) et Jérôme Broyer (guitares) l’accompagnent sur sa tournée. 

De vrais moments de grâce, de partage, l’envie… »
Comme toujours, Jamait chemine en frère avec ses contemporains, contemple le monde, médite sur la fuite du temps. Et, comme toujours, il aborde un nouveau territoire avec de nouveaux mots.
L’album s’intitule Mon totem et commence par Je crois. « Je suis né d’une famille athée et j’entends dire depuis très longtemps : « ah ben tu crois en rien, alors. » Or je crois en plein de choses auxquelles on peut croire sans croire en Dieu, en Diable ou autre. Je crois en la raison et au doute qui la fonde, par exemple. » Cette chanson d’ouverture condense quelques décennies de réflexion sur ce thème, entre lectures nourrissantes (« je crois en l’illusion qu’il existe ce monde », inspiré par Marcus Gabriel) et rude bon sens humaniste (« Je crois qu’on est tout seul et qu’ensemble on y va »).
Dans Mon totem, il résume ce que d’autres appellent le sacré – ces attachements intangibles à la fois instinctifs et réfléchis, contre lesquels sa conscience ne peut lutter, et qui font ce qu’il est : « Tout, je garderais tout / Et referais sans peine / Ce chemin tortueux / Qui me mène à vous ».

Les indignations citoyennes d’Yves Jamait nourrissent plusieurs de ses nouvelles chansons : Les Mêmes qui s’interroge sur l’uniformisation des modes de vie, des médias et des imaginaires à travers le monde ; Celles qui ose brandit l’oriflamme du combat féministe au masculin ; Le Maillon qui exprime la colère des individus persuadés qu’« ils » nous trompent… Et il aime toujours dire qu’il aime, de la rêverie à la félicité amoureuse (Vivre avec toi, Si tu pouvais) et à l’amitié (Pas les mots, adressé à Didier Grebot).

Un autre défi encore, aussi personnel que partagé avec tout le public, aussi vertigineux que gourmand, aussi poétique que musical. Un autre virage, une autre page nouvelle, un autre ailleurs de Jamait.

Réservez vos places : 

1ère partie Trafalgar (Rock français)

Yves JAMAIT « Mon totem » – AUXERREXPO
Le prix des places est de : 26.00 €
Date : Vendredi 14 Février 2020  
PLACEMENT ET TARIFS :

Placement :

Placement libre assis

Ouverture des portes

18h30

PMR

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